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  • : 16/01/2006

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Jeudi 13 mars 2008

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"La cuisine comme bien commun" 

LE MONDE | 12.03.08 | 13h04 • Mis à jour le 12.03.08 | 15h53 AFP/STR 


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Géographe et président de l'université Paris IV-Sorbonne, Jean-Robert Pitte souhaiterait inscrire la cuisine française au patrimoine de l'Unesco. Jean-Robert Pitte, géographe, est président de l'université Paris IV-Sorbonne et de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires. Il est l'un des principaux instigateurs de la candidature de la France auprès de l'Unesco, ...., pour obtenir l'inscription de son patrimoine gastronomique au patrimoine mondial. 


Pourquoi cette candidature ? 
L'Unesco agit depuis longtemps pour la sauvegarde du patrimoine architectural et paysager. La convention, adoptée en 2003, étend cette préoccupation au patrimoine culturel immatériel, c'est-à-dire aux traditions orales (spectacles, rituels, langues) et aux savoir-faire liés à l'artisanat. La gastronomie, tradition vivante, répond à cette nouvelle classification. Depuis plusieurs années, l'Institut européen d'histoire des cultures de l'alimentation (IEHCA) associé à l'université de Tours, explore notre patrimoine alimentaire : des chercheurs (anthropologues, historiens et géographes) débattent lors de forums annuels avec des professeurs des écoles hôtelières. Nous avions donc préparé le terrain de longue date. Depuis la ratification de cette convention par la France, en 2007, il nous fallait d'abord convaincre les pouvoirs publics de l'intérêt de la démarche. C'est chose faite. Reste à persuader l'Unesco d'inaugurer cette nouvelle procédure avec la cuisine française. 

S'il est un pays où la cuisine est considérée comme un bien commun, recréé en permanence, et respectueux de la diversité culturelle, c'est bien la France. 

Comment allez-vous préparer le dossier de candidature ? L'Unesco a posé comme condition la participation effective des communautés concernées à toutes les étapes de la procédure d'inscription. Avec Francis Chevrier, délégué général de l'IEHCA, nous avons rassemblé une quinzaine d'historiens, de géographes, des représentants du monde de la restauration et du monde agricole, de spécialistes des questions patrimoniales et gastronomiques au sein de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires. De nombreuses personnalités soutiennent ce projet : Paul Bocuse, Michel Guérard, Alain Ducasse, Joël Robuchon, Guy Savoy... Le dossier de candidature devra répondre aux critères très spécifiques posés par l'Unesco, c'est-à-dire montrer que l'art culinaire est transmis de génération en génération, et qu'il est recréé en permanence par les communautés en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire. Les exemples devront aussi démontrer qu'il procure un sentiment d'identité et de continuité et contribue à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Il devra être accompagné d'un plan de sauvegarde. 


Il ne s'agit donc pas d'une entreprise de labélisation de produits agricoles ou de protection des recettes ni de classification des cuisines nationales, les unes par rapport aux autres, mais d'une prise de conscience globale, d'essence éminemment culturelle. L'inscription de notre patrimoine culinaire ne se fera pas sur des critères qualitatifs ou comparatifs, mais exclusivement sur les valeurs portées par la convention. 


Qu'entendez-vous par "plan de sauvegarde d'un patrimoine immatériel" ? L'Unesco attend de toute candidature qu'elle s'accompagne d'un projet à long terme visant à assurer la préservation du patrimoine concerné. Cette obligation de sauvegarde devra maintenir le dynamisme de notre gastronomie en la protégeant de tout académisme. La Mission a donc vocation à seconder l'Etat dans l'adoption d'une politique générale visant à mettre en valeur la gastronomie au sein de la société. Notre rôle sera aussi de sensibiliser l'opinion publique française à cette cause, car il est capital, aux yeux de l'Unesco, que les populations concernées se retrouvent dans cette initiative et la soutiennent

Jean-Robert Pitte, 
Président de l'université Paris IV-Sorbonne et de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires


Propos recueillis par Jean-Claude Ribaut Article paru dans l'édition du 13.03.08.



Commentaire : Application en médecine

Traditions-Coutumes-cuisine représente une forme de soutien de cette initiative et participe à identifier et mettre en valeur, entre autre, la gastronomie au sein de la société. Il s'agit bien de patrimoine culturel immatériel participant à l 'identité des sociétés.

La mesure de cette dimension patrimoniale de la gastronomie se perçoit en médecine, lorsque pour des raisons diététiques liées au diabète, aux risques cardio-vasculaires, à l'hypertension artérielle, ...il est nécessaire d'aborder la culture culinaire des différents peuples afin d'obtenir l'adhésion du patient à un régime ou à un équilibre alimentaire conservateur. Fondée sur des fondamentaux, des rites, des tabous, des croyances, de la transmission mère-fille il est alors peu probable d'atteindre des réductions ou modifications de comportements alimentaires. En diabétologie, par exemple, nous faisons appel à une infirmière d'origine Algériennepour transposer en connaissance de cause les messages et objectifs à atteindre dans la composition des repas et équilibre des différents groupes alimentaires à atteindre. Elle reconnait la difficulté pour  elle d'entamer ce pan entier de sa culture tout en pesant l'intérêt pour le patient et la régulation de sa glycémie. De plus, la maladie est vécue comme une volonté de Dieu (Inch Allah) et elle nous évoquait ce frein capital à comprendre. La population concernée peut ne pas se reconnaître dans la théorie et avoir le sentiment de perdre son identité en modifiant son comportement alimentaire ancestral. 

Les pathologies médicales et les comportements qu'elles véhiculent ont touché du doigt cette approche patrimoniale et le respect de la diversité culturelle auxquelles elle s'est confrontée, pour ne pas dire échouée.
 preuve est apportée d'une notion patrimoniale de la cuisine, bien immatériel.

Texte M@rie

par Photo M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient communauté : Traditions-Coutumes-Cuisine
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Dimanche 9 mars 2008

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 Photo M@rie 2006 - "Dignité et Alzheimer"


Parce que les patient(e)s atteints de la maladie d'Alzheimer ou de toute démence frontale ou autre tiennent leur place emmurés dans un silence digne, je vous livre mon observation de la semaine.

Elle était et pourtant elle est ... encore vivante. assise dans son fauteuil roulant, elle est là, scrutant de son regard mon visage. Le masque figeant de la maladie est placardé sur cette face sans expression. Une image sage tout comme cette femme pleine de vie fixée sur une photographie que me tend son mari : "Regardez, Docteur, comme elle était belle..." Une femme à gauche de la photo très coquette, pimpante, fière de ses deux enfants. Ses yeux se voilent, la voix se trouble, il râcle le fond de la gorge,  pudiquement je reprends la parole ou plutôt cette main posée sur l'accoudoir. Une pause lui est nécessaire pour laisser filer son émotion et sa peine qui l'étreignent. Elle perçoit son trouble et gémit en levant sa tête vers lui en geignant. 

Pour moi, je comprends qu'elle encode le moment présent, nous pourrons lui apporter quelques améliorations à son isolement. Comprendre son fonctionnement, leur fonctionnement de couple, pour moi, qui les vois pour la première fois. Comment lui apporter ce qu'elle ne demandera plus?. Ce sont deux personnes touchées par cette dégénérescence neurologique. Lui indemne il est lucide mais impuissant devant ce bonheur qui s'envole jour après jour. Elle est touchée, atteinte et impuissante. Nous devons anticiper et rendre à ses jours, à leurs jours  un sens sans espoir de guérison. Aucun espoir d'un mieux, mais pleine d'espoir de lui apporter des repères nécessaires à leur équilibre et à leurs besoins. 

Le début des troubles auraient commencés il y a quatre ans, mais à bien y réfléchir, le mari avoue aujourd'hui qu'il en avait vu les prémices depuis quelques années : coquette certes, mais elle ne se rappelait plus être allée chez le coiffeur, alors elle y revenanit, y revenait. Il la regarde et me dit "elle était si coquette, si soignée, que je la laissais faire" mais la note était copieuse..mais je pouvais assumer. La maison allait de moins en moins bien, les placards se remplissaient de multiples choses, la plaque du gaz restait allumée... Il se rappelle, il a envie de la prendre dans ses bras, de la manger des yeux. Il est à prendre en charge, il souffre et lui aussi en silence. "Prenez vous soin de vous ? comment évacuez vous la peine et la charge qui vous incombent"...oh j'ai des amis, le soir je me fais le repas, j'ai essayé de la garder le plus longtemps avec moi à la maison, mais je ne pouvais plus ... la culpabilité frise mais finalement il reconnait le bénéfice de la savoir accompagnée.

Etre le témoin de la détresse d'un couple, d'une altération irréversible d'une vie, d'une mère gémissant à l'évocation du prénom de son jeune fils, d'une femme versant une larme et une seule manifestant ainsi un sentiment, d'une patiente qui tapote sur le lit pour que je me rassois au moment où je me levais pour partir, qui lit à haute voix sur une ardoise blanche des mots écrits comme "dis au revoir à Marie-Pierre" et "merci baucoup, je vous souhaite une bonne soirée", est porteur d'un message simple, si la maladie domine et détruit une personne, c'est une famille et surtout un homme de 70 ans qui vit avec lucidité le départ progressif de celle qu'il a aimé avec tendresse et qui s'abandonne pour lui consacrer le plus de temps possible. Plus généralement, le veuvage d'un homme le confronte aux souvenirs de cette femme, mère de ses enfants, et c'est avec émoi que l'homme s'autorise à vivre sans elle, regarde dans la maison tout ce qu'elle faisait et qu'il ne voyait pas, tout ce qu'il n'a pas dit, ce départ qui ressemble à une trahison. en a t-il fait assez ? Redémarrer une nouvelle vie vers qui, vers quoi, pourquoi, avec qui ? Son visage ne le quittera pas, sa femme restera la seule femme sous de peine de la tromper post mortem et le temps doit s'écouler malgré tout. Le veuf est plus fragile que la veuve. Je généralise, peut-être à tort, mais j'ai ce constat en tête.

Pour ce couple du jour, c'est un drame humain qui se joue entre quatre murs, emmurés dans le silence.

La journée de la femme? oui, pour ces femmes qui partent sans partir, emmurées en elles.

Percer une fenêtre ....

Action.




 

 

par M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient
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Vendredi 22 février 2008

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Une étude sur les circonstances des chutes des patients à l’hôpital Des chercheurs américains ont étudié 7082 chutes dans 9 hôpitaux de 2001 à 2003 et leurs facteurs favorisant. Dans plus de la moitié des cas, ces chutes n’ont pas entraîné de dommages. 

Cependant, 26 % de ces chutes ont entraîné des blessures, mineures ou majeures. 

http://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/513725



Texte M@rie de la gestion des risques sur le blog : arrêt
Formée en 1997 sur un programme américain de l'Institut Insurance ofAmerica en tant qu'Associate in Risk Management (Gestion des risques), à la demande du directeur des Hôpitaux de Toulouse, monsieur René Rettig, j'ai pu diversifier mon activité à l'ensemble des risques qu'encourt un système complexe. La santé en est un exemple, j'ai pu apprendre à identifier les risques, les analyser et en proposer des améliorations (procédure qualité, procédures, hygiène, rédacion de Bonnes Pratiques Professionnelles..) ou des transferts (assurantiels, externalisations, entretien). 

Plusieurs techniques de réduction des risques concourrent à soit en atténuer l'occurence (prévention), soit à accepter le risque et dans ce contexte en diminuer les conséquences (protection). Agir sur le lien de causalité de l'évènement consiste donc, dans un premier temps, à pouvoir recueillir l'ensemble des éléments constitutifs de l'évènement indésirable, des facteurs récurrents, des causes précipitantes et une analyse multifactorielle. L'évaluation boucle la boucle. Seule une attitude purement factuelle, c'est à dire, ne prenant en compte que des faits objectivés permettent une objectivité nécessaire. 

Lorsque j'ai eu à me pencher sur le risque juridique des établissements de santé, des professionnels de santé, des médecins à risque, j'ai eu nécessité d'en comprendre les fondements pour une réflexion juste et partiale. A côté des risques dommages, les encours de responsabilité ont nécessité alors une connaissance du droit, pénal, administratif, de la déontologie, raison qui en 1999 me poussait à suivre une formation privée auprès de magistrats pour concourir au "concours exceptionnel de la magistrature". J'appris alors à rédiger des notes de synthèse issues de 40 documents de doctrine, des dissertations juridiques, et des rédactions juridiques. Ce fut alors un apprentissage extraordinaire, dans un milieu complètement différent que le mien et ce furent 15 heures de concours, 3 fois 5 heures, qui me stimulèrent intellectuellement, n'ayant eu qu'une approche du droit de la santé. Proche de l'oral, je fus recalée, sans grande peine. Avoir osé me permettre était déjà un succès et je conservais ce sens de la note de synthèse. 

La médecine prenait un autre visage à mes yeux et je trouvais à satisfaire ma nouvelle passion à l'Agence Nationale de l'Accréditation et de l'Evaluation en Santé, dès septembre 1999. La mise en place des accréditations des établissements de santé débutait avec ce petit service de cinq personnes, et les établissements entamaient leur évolution culturelle. je ne prononce pas révolution, mais évolution. Les ordonnances Jupé prévoyaient un contrôle externe par des experts-visteurs professionnels de santé, des visites de site sur les bases d' une auto-évaluation in situ. l'objectif était d'apprécier la qualité et les risques de l'établissement engagé dans cette procédure dans un volontariat. Nous, trois médecins et un directeur-infirmier, sous la direction de madame Chantal Lachenaye, devions mettre en place toute la procédure par une construction phase par phase. Tout était à créer. Ce fut fait et la mission accomplie. La compétence pour la rédaction des notes de synthèse juridique me permit d'accompagner un coordonnateur des experts-visteurs dans la rédaction de l'un des premiers rapports d'accréditation de France. William Harvey, s'appelait cet établissement. La forme et le fond des rapports étaient acquis, après plusieurs tatônnements. L'aventure dura plus de 6 ans. la gestion des risques s'est immiscée dans le paysage hospitalier et de la santé très progressivement, perçue assez négativement dans un premier temps. La rigueur de raisonnement pourtant était porteuse d'espoir de réduction des accidents et évènements indésirables. Medical Risk Manager d'une compagnie d'assurance américaine d'aôut 1998 à janvier 1999 me permit de vivre dans le Minnesota, l'expérience de plus de 20 ans de gestion des risques pratiqués aux USA, avant nous. Ils étaient rodés et ce fut très exceptionnel pour moi de vivre cela. Par contre, la transposition en France, ou plutôt l'adaptation des bases princiapales dans les établissements privés ou publics de la gestion des risques, fut très douloureux, incompris et rejeté. Mon expérience ne servait à rien et me desservait copieusement. L'ANAES fut ma porte de sortie de l'incompréhension. 

Et pourtant, aujourd'hui, sous l'impulsion de l'OMS, de l'Université de Haward, des prises de conscience des grandes affaires de santé publique, comme le sang contaminé, les infections nosocomiales, l'affaire de la clinique du sport, des retraits produits, induirent les vigilances réglementaires (pharmacovigilance, hémovigilance, matériovigilance, ...) le système se met sous contrôle et améliore la connaissance des circuits, des flux, des dysfonctionnements. Une grand enquête française ENEIS, (2003-2005) sous l'égide du docteur Philippe MICHEL (CCEQQUA), se mettait en place et ramenait les premiers éléments d'une vision nationale des évènements indésirables graves en santé. La médecine clinicienne était bien loin de ma pratique quotidienne, et pourtant au quotidien je mettais ma connaissance de la médecine pour en améliorer le fonctionnement et garantir aux patients une prise en charge médicale, médicamenteuse, de qualité et j'ajouterai aux risques mesurés. Le risque "Zéro" n'existe pas. Je ne sais plus qui a dit "que si l'on fait une erreur, ne pas la reconnaître pour la corriger est une FAUTE". 

Dans les systèmes de reporting des évènements indésirables en place dans les pays développés en gestion des risques, anglo saxons principalement, (Australie, USA, Nouvelle Zélande, une tentative Belge de madame Véronique de Keyser, eurodéputée..) montrent que les déclarations nécessitent un anonymat et protection des bases de déclaration. Le système aérien est classiquement le modèle en matière de procédures de report d'incidents ou d'analyse d'accidents. Pour s'améliorer il faut identifier les causes dysfonctionnantes. Tout ceci constituait mon travail passionnant jusqu'au 14 janvier 2006. Je vais rester sobre sur ce sujet tellement il est abject, pour laisser un jour la vérité éclater sinon "à l'homme droit, lui importe peu que son ombre soit courbée" (proverbe chinois). 

J'ai crée mon blog le 16 janvier 2006....tous les jours, je m'imposais de poursuire, de rechercher, de quêter. Maintenant, dans mon blog, deux ans après, je mettrai outre les photos qui constitue mon regard artistique sur la nature, les hommes et les femmes que je rencontre, des articles flashs portant sur des points très populaires de la santé, des études scientifiques pour vous convaincre que la connaissance des causes sert l'INTERET GENERAL Mais au fait, je crois avoir voulu démontrer tout au long de ces deux années de blog que les objectifs qui sont les nôtres aujourd'hui trouvent leur enracinement dans l'enfance. Alors, je me suis demandée pourquoi mon combat contre les "ERREURS MEDICALES" et pourquoi partir après quelques pionniers comme  Gérard Viens de l'ESSEC et le docteur Anhoury 1993 à Chicago, avant tout le monde aux USA pour un système de gestion des risques refusé culturellement en France, à ce moment là....eh bien, voilà...mon père est mort d'au moins deux erreurs médicales à l'âge de 33 ans. Saint Cyr et une angine sptreptococcique non traitée, puis rhumatisme articulaire aïgu, puis rétrécissement mitral, puis cardiopathie valvuraire évoluant en 13 ans vers une calcification de la mitrale, dyspnée, insuffisance cardiaque majeure dans les années 1967. Nous étions au début des interventions chirurgicales à coeur ouvert, sous CEC, pour remplacer la valve mitrale. Il accepta tardivement de partir à Paris, clinique Marie Lannelongue. A Montesquieu nous nous sommes embrassés, dit au revoir toute la famille en pleine connaissance de cause. A 9 ans, on comprend que soit il revient, soit il ne revient pas. La voiture s'en va, roule, disparait emportant le père et la mère courageux tous les deux et on croise les doigts que l'opération si risquée réussisse. Une semaine avant l'intervention, anesthésie générale pour extraire les dents douteuses et éviter une endocardite ou septicémie. Ca va pas. J'étais à Luchon avec ma grand-mère maternelle, Juliette, ma Manou aveyronnaise, lorsque les nouvelles s'assombrissaient, on m'occuapait du matin au soir et un jour j'ai vu des yeux rougis, les yeux d'adultes rougis séchés à mon entrée dans la pièce. Des rires qui sonnaient faussement la joie...tout ça n'était pas de bon augure. Retour à Toulouse, les femmes sur le siège arrière et le conducteur et moi devant ! alors que c'était interdit. J'avais compris. Je n'ai su le reste que plus tard par la révélation de madame Broihanne que j'embrasse éternellement pour la douceur avec laquelle elle m'annonça que mon Papa ne reviendrait pas. Maman n'avait plus de force pour me l'annoncer et c'est très bien ainsi. Elle venait de perdre l'essentiel de sa vie. Alors, j'ai passé des heures dans les bouquins pour comprendre comment un petit machin, comme une bactérie qui donne une angine banale, pouvait entraîner la mort. La médecine n'avait pas de secrets pour moi. Je découvrais appareil par appareil, puis je décidais que je soignerai quand je serai grande. C'est fait. C'était facile, des tuyaux, des fils électriques, des charnières, des tout-à-l'égouts, des appareils photographiques pour voir, des marteaux et enclumes pour entendre, une pompe pour envoyer le sang partout, des roues en forme de jambes, une carrosserie sous la forme de la peau...etc. Sa mort il la devait à une erreur de diagnostic : de retour du bloc opératoire, il avait fait ce qu'un interne traita pour une bronchite pulmonaire..mais ce n'était pas une bronchite.....une insuffiance respiratoire s'était installée, transportée d'urgence à Cochin, circulant dans Paris entre deux motards dans une ambulance, il fut placé sous tente à oxygène en réa....pour une EMBOLIE PULMONAIRE et le traitement est diamétralement opposé et différent. Autant traiter une fracture de jambe par un bandage sur la tête !!! Supérieure à 60%, il n'avait aucune chance de survivre et plus tard l'extraction dentaire fut abandonnée car cela avait donné cette forme de complications chez ces "gros" cardiaques, sous la forme d'une fibrillation auriculaire et lachage d'un embol. C'est seul qu'il mourra, car on exclu l'épouse des soins intensifs. Aujourd'hui, j'accompagne jusqu'à la fin toute personne et je ne veux pas qu'elle meure seule. La gestion des risques fait partie de ma vie depuis mon enfance, et j'en ai fait ma compagne. Je ne veux pas que d'autres vivent ce que j'ai vécu. Je ne ressens aucune haine, ni ressentiment envers quiconque. Je suis contre toute forme de haine et m'opposerai à ces personnes qui m'affirment "il faut punir" préférant le lynchage qui ne ressucite pas le mort. Et surtout ce que m'a confié "Soeur Marie-Thérèse, rester humble. 

Ce texte est pour mes enfants, et aussi pour tous ceux à qui je ne me raconterai jamais, mes collègues, mes amis, mes contradicteurs, les tous ceux qui jugent sans savoir. C'est aujourd'hui qu'il faut vivre pour demain. Le passé est révolu, ma mère a été courageuse et a fait de son mieux, veuve à 30 ans. Trois mois après, son père décèdera d'un infarctus massif triste de voir son unique fille toute seule et sa vie ne fut pas toute tracée. Elle tâtonna dans le noir. La famille s'effondra, mais certains ont construit de belles choses et réalisé ce qui était à réaliser dans la suite logique des choses entamées et restées inachevées. Et l'eau n'a cessé de couler depuis...et continuera.


Donc, la gestion des risques et des études de cas peupleront mon blog. A bientôt. 

par Photo M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient
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Lundi 18 février 2008

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Source CSMF Webmaster - mail du 18 février 2008, 19h08.
webmestre@csmf.org

 

Pour la 1ère fois depuis la création des syndicats médicaux, la CSMF, premier syndicat médical français a été reçue par le Président de la République à l’Elysée et ce, à la demande de celui-ci. Cette rencontre intervient à un moment particulier du calendrier des réformes juste avant les élections municipales et dans un contexte qui survient après plusieurs mois de tensions entre la CSMF et le gouvernement. Cet entretien a permis à la CSMF d’exprimer ses inquiétudes et les attentes des médecins libéraux. A la sortie, deux chantiers sont ouverts : la création du secteur optionnel en priorité dans les établissements privés et la mise en œuvre de la CCAM clinique. Des engagements sont pris de la part du chef de l’Etat dont ceux de ne pas conduire notre système vers un système étatisé à la britannique et d’impliquer les médecins libéraux dans la réforme de l’hôpital. Enfin, le chef de l’Etat, qui fait de la CSMF son principal partenaire pour les réformes futures a donné rendez-vous à la Conf à l’automne pour un premier bilan d’étape

Ce que la CSMF a dit au Président de la République ------------------------------------------------------

LA CSMF RESTE UN PARTENAIRE EXIGEANT La CSMF a rappelé au Chef de l’Etat qu’elle avait été un partenaire exigeant de la réforme de 2004, mais également un partenaire fiable dans les engagements pris. La CSMF sera à nouveau un partenaire exigeant pour la réforme de 2008. Cette réforme de 2004 a permis de mettre sur pieds une convention médicale, qui, si elle est perfectible, a le mérite d’exister et a permis de restaurer la confiance entre les médecins libéraux, l’assurance maladie et le gouvernent. La réforme de 2004 a permis de mettre en place trois réformes structurelles importantes et attendues avec le retour à la maîtrise médicalisée, la mise en place d’une coordination des soins et d’un début de remise à niveau des honoraires médicaux, dont certains étaient restés bloqués depuis plus de 10 ans. Cependant cette réforme est restée incomplète, car elle a laissé de côté deux sujets majeurs : la réforme de l’hôpital et le financement de l’assurance maladie. C’est pourquoi, la CSMF a souhaité qu’elle soit complétée et elle l’a d’ailleurs exprimé dans le cadre de la refonte de son projet confédéral dès le printemps 2007. La CSMF est inquiète sur l’avenir de la médecine libérale. Les débats des Etats Généraux de l’Organisation de la Santé ont été orientés sur des sujets et concepts particulièrement éloignés de la pratique libérale et certains propos, laissent à penser que le système de santé français pourrait évoluer vers un système étatique comme celui de Grande Bretagne. De plus, le projet de régionalisation via les ARS laisse, lui aussi, le champ à une régulation étatique au lieu d’une régulation de l’accès à l’hôpital par une meilleure organisation de l’offre des soins de ville, en amont de l’hôpital. Les français ne sont pas prêts à un tel système, qui d’ailleurs n’est pas opportun compte tenu de l’efficience de notre système actuel. La CSMF s’interroge interroge sur l’avenir du système conventionnel La loi de finances de la sécurité sociale pour 2008 a introduit des mesures qui ont fortement fragilisé le système conventionnel (stabilisateurs économiques à double détente et contrats individuels d’intéressement) lesquels rendent difficile toute avancée conventionnelle. La CSMF pour sa part, croit fortement en un système conventionnel : » National avec des déclinaisons régionales possibles pour certains points comme par exemple la PDS ou des sujets de santé publique locaux ; » Collectif avec des déclinaisons individuelles possibles, comme par exemple la mise en œuvre d’objectifs de prévention dans certains cas et tout ceci naturellement sous réserve que ces déclinaisons individuelles puissent être négociées nationalement ; » Et enfin unique pour toute la profession médicale. La CSMF demande un système conventionnel équilibré reposant sur des engagements réciproques. Aux engagements de maitrise doivent correspondre des avancées indispensables pour la profession. La CSMF est d’accord pour s’engager à nouveau dans la maitrise des dépenses mais sous deux conditions : » qu’il y ait équité des efforts de maîtrise des dépenses entre la ville et l’hôpital. La CSMF n’acceptera plus que la maîtrise s’arrête aux portes de l’hôpital. » que la maîtrise soit basée sur des objectifs médicaux et non des objectifs comptables qui n’ont aucun sens. Pour les avancées, trois orientations sont indispensables : » La mise en œuvre du C à 23 € qui est un engagement du candidat Sarkozy, mais il doit être complété par la CCAM clinique qui permettra la rémunération de l’acte en fonction de sa nature et de son contenu et non plus en fonction de celui qui le réalise; » La mise en œuvre du secteur optionnel. Il s’agit de concrétiser la parole et l’engagement de l’Etat. Il s’agit aussi d’apporter une réponse en partie au problème des difficultés d’accès aux soins. » Une réponse urgente aux spécialités cliniques qui ont souffert de la mise en place du parcours de soins. La CSMF s’interroge sur la place des syndicats médicaux dans les réformes La CSMF a enfin demandé au Chef de l’Etat quelle place il comptait assigner aux syndicats médicaux dans le dialogue entre l’Etat et les différents partenaires pour la mise en œuvre des futures réformes, d’autant que les frictions de l’automne avec l’absence totale de dialogue entre le gouvernement pour l’élaboration du PLFSS 2008 ont laissé des traces. 

Les réponses du Président de la République ---------------------------------------------------------------------- 

C’est l’absence d’argent dans les caisses qui motive les réformes du système de santé et qui les rendent urgentes. Tout d’abord, il faut réformer l’hôpital et ceci dès 2008.
 L’hôpital sera réformé dans 3 directions : la carte sanitaire qui est à revoir, ensuite l’organisation de l’hôpital, puis la place des médecins libéraux dans l’hôpital et enfin le Président de la République souhaite que la réforme de l’hôpital s’appuie sur les médecins libéraux. 
Ensuite, le Président de la République souhaite s’attaquer au financement de l’assurance maladie et ceci dans 2 domaines : tout d’abord revoir le système des ALD, puis revoir ce qui dans la prise en charge doit relever de la solidarité nationale et ce qui doit relever des assurances privées. Ces réformes sont prévues pour l’automne 2008. D’autre part, le chef de l’Etat a également réaffirmé son attachement au principe de l’accès aux soins et face aux propositions émises par la CSMF sur ce sujet, il a demandé à ses conseillers de travailler sur la mise en place du secteur optionnel et en commençant en priorité dans les établissements privés. D’autre part, il a trouvé que la mise en place d’une hiérarchisation des consultations à travers de la mise en œuvre de la CCAM clinique était une bonne idée et qu’il était, selon lui, juste et légitime de ne pas rémunérer de la même façon une consultation courte au cours de laquelle on renouvelle une ordonnance à une consultation complexe qui nécessite plus de temps. 
En revanche, et c’est là un sujet de préoccupations, le Président de la République a reproché au corps médical de ne pas s’impliquer suffisamment dans la permanence des soins. Il a souligné, en particulier les difficultés de remplir les tableaux de gardes dans certains secteurs. Il a également reproché aux médecins libéraux une frilosité en matière démographique et il juge indispensable la mise en place de mesures de désincitation dans les zones excédentaires. 
Enfin, le Président de la République reste attaché au principe de la médecine libérale. Pour lui, il n’est pas question de se diriger vers un système de santé de type britannique, ce ne serait pas opportun au moment où la Grande-Bretagne est en train de réorienter son système pour s’acheminer vers un système de santé qui ressemble à celui des français. 
A l’issue de cet entretien, le Président de la République a réaffirmé sa volonté de voir la CSMF demeurer un partenaire fort des réformes qu’il souhaite entreprendre. Il a donné un certain nombre d’instructions à ses collaborateurs pour mettre en chantier, en particulier le secteur optionnel et la CCAM clinique. Il souhaite revoir la CSMF à l’automne pour faire le point sur la mise en place de ces différents chantiers et des réformes. Pour sa part, la CSMF considère cet entretien comme constructif mais elle entend juger sur pièce et attend de voir comment vont se mettre en place les différentes réformes et les différents engagements pris aujourd’hui par le Président de la République.




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Photo M@rie 2006 - Au cirque d'hiver, en public.

par Photo M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient
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Dimanche 17 février 2008

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Une nouvelle étude portant sur les :

"Erreurs médicamenteuses chez les enfants en ambulatoire"

rapporte que les erreurs médicamenteuses chez des enfants vus en ambulatoire (non hospitalisés) surviennent lorsque des parents administrent les médicaments. 

Ceci contraste avec les enfants hospitalisés, où la plupart des erreurs surviennent lors de la prescription.

Les auteurs concluent que 72% de ces événements indésirables auraient pu être évités
en améliorant la communication entre le pédiatre prescripteur et les parents.


Cliquez sur l'étude ci-dessous et utilisez le traducteur Google liguistique pour le traduire en français

http://www.ambulatorypediatrics.org/article/S1530-1567(07)00090-1/abstract

par Photo M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient
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Samedi 16 février 2008

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Je publie ce jour un article paru dans le Monde et apporte à la suite quelques réflexions sur le consommateur de molécules pharmaceutiques et le système des pharmacies. Perte de la traditionnelle distribution de médicaments remboursés.


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Avec la montée des déremboursements, le marché de l'automédication confirme son essor

 


Avec une hausse de 4,1 % en volume et de 4,4 % en valeur en 2007, le marché de l'automédication a vu "sa dynamique confirmée" en 2007, a indiqué, jeudi 14 février, l'Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa). L'an dernier, il s'est établi à 423 millions d'unités et 1,9 milliard d'euros. Soit 6,1 % du chiffre d'affaires du marché total du médicament.

 

Les déremboursements successifs de produits à service médical faible ou nul ont amené une partie des patients à payer de leur poche les médicaments qu'ils ne peuvent plus se faire rembourser. En 2006, les déremboursements ont contribué à hauteur d'un tiers à la croissance du marché. Mais en 2007, indique l'Afipa, les achats sont la conséquence d'une "dynamique propre". Une "forte pathologie hivernale" aurait conduit les patients à financer eux-mêmes leur lutte contre le rhume, les maux de gorge, la toux, l'état grippal, les diarrhées passagères, les nausées...

 

Le vrai test de l'automédication aura lieu en 2008 avec l'autorisation donnée par le gouvernement aux pharmaciens de mettre ces médicaments en libre accès devant le comptoir, permettant aux patients de faire leur marché.

Selon l'économiste de la santé Claude Lepen, l'automédication apparaît également structurée par les innovations. Les nouveautés pèsent ainsi pour 2,3 % du marché (tant en unités qu'en chiffre d'affaires) mais contribuent à hauteur de 61 % à l'évolution du chiffre d'affaires 2007.

Outre l'innovation, les investissements de certains laboratoires sur des marques permettent d'accroître leur notoriété. Au hit-parade des médicaments les plus vendus, on trouve ainsi Actifed, Humex et Oscillococcinum (états grippaux), Fluocaril (soins dentaires), Nicorette et Niquitin (tabagisme)... Les 10 premières marques représentent ainsi plus de 18 % du marché (en valeur) des médicaments non remboursables.

 

DÉSACCORDS SUR LES PRIX

 

Analysant les chiffres 2007, l'Afipa affirme aussi que l'automédication jouit de "prix stables" qui n'auraient pas augmenté de plus de 0,3 % en 2007. Le prix public moyen des médicaments d'automédication serait même de 4,56 euros la boite (4,54 euros en 2006).

De tels chiffres sont destinés à enrayer l'idée que le secteur des médicaments en "libre service" est victime d'une envolée des prix. Le 9 janvier, la Fédération des syndicats pharmaceutiques français (FSPF) avait ainsi dénoncé les hausses qu'elle jugeait abusives de certains produits comme le veinotonique Daflon (+ 33 %) ou l'antitussif Pneumorel (+ 294 %), tous deux du laboratoire Servier.

Derrière cette polémique, il y a toutefois un enjeu. Les pharmaciens craignent que les laboratoires qui augmentent les prix consentent des remises importantes aux centrales d'achat desservant les réseaux au détriment d'officines isolées, détournant ainsi des flux importants de clientèle.

Yves Mamou
Article paru dans l'édition du Monde du 15.02.08.



Commentaire :

Cet article du Monde est à double tranchant, induisant en erreur le consommateur. La vision économique du marché industriel pharmaceutique peut permettre l'analyse d'une montée de l'automédication, responsable dit l'AFSAPS.. liée au déremboursement des médicaments. Ce qui reviendrait à dire, dans cette optique, que la traditionnelle ordonnance du médecin réalisée dans le cadre d'une consultation, n'avait pour seule fonction que de permettre au patient d'être remboursé des frais occasionnés par l'achat des médicaments. Nous ne pouvons laisser ignorer au patient les autres fondements surlesquels ce fondaient la traditionnelle prescription médicamenteuse. Cet article est bien trop réducteur.

Le patient est devenu un client du système de santé et un consommateur à part entière. Il semble justifié alors qu'il puisse avoir le libre choix de sa consommation. SAUF, que les molécules chimiques qu'il consomme grace à l'accessibillité sans limite aux médicaments, ont des autorisations de mise sur le marché bien établies appelées AMM, spécifiant les indications thérapeutiques permettant leur indication, la posologie. Ils possèdent aussi des effets indésirables, des effets croisés, des précautions d'emploi selon la population ciblée, des contre-indications, un système de vigilnce que l'on nomme "pharmacovigilance" et qui a permis de retirer du marché des produits induisants des effets délétères avérés. Le consommateur malade, je ne parle que des vrais malades, prennent le risque de s'auto-administrer des médicaments inadéquats, voire inutiles ou retardant, masquant les signes d'une pathologie bien plus grave. Le consommateur doit apprendre qu'un tableau de phlébite, d'embolie pumonaire, peuvent par exemple être totalement asymptomatique. Le médecin sera confronté à des symptomes batardisés, souvent trop tard examinés. Que dire de l'erreur d'auto-médication ? Contre qui va se retourner le consommateur pour se faire indemniser ? Lutter contre les OGM, les pesticides, les colorants alimentaires, les enzymes, les hormones animales ingérées dans l'alimentation, le tabac, l'alcool et bientôt les médicaments libérés va devenir un combat légitime. Qui sera le José Bové de l'auto-médication?

Au-delà de la santé du patient, le titre de cet article suggére que le déremboursement induit une auto-médication.  Depuis bien longtemps, aux USA, les médicaments sont vendu dans les drugstores, les plus efficaces  enfermés et uniquement délivrés sur ordonnance. Que les pharmacies voient dans le déport de ces ventes un risque de "drugstorisation" va sans dire. Le déremboursement de certains médicaments laissés en libre consommation n'a plus de raison de rester dans des lieux appelés "pharmacies". Que les officines y voient, à moyen ou long termes, une perte de chiffre d'affaire, une dépréciation de la valeur de leur commerce, une dévalorisation du diplôme, de leurs missions de santé, une dérive à l'américaine peut se comprendre. Leur repositionnement sur le secteur de la location du métériel médical rentable, est déjà fait. REpenser leur profession et le service au consommateur est en cours. Il n'y a qu'à circuler en Espagne, et dans d'autres pays voisins pour s'apercevoir que la vente libre de certains médicaments est déjà en place, le prix du paracétamol étant par exemple peu cher. 


"Avec la montée du déremboursement, le marché de l'auto-médication ...essor" mais alors, pourquoi ne pas avoir déremboursé plus tôt, ce qui aurait évité le "TROU" et la "DETTE" que le système de Santé a creusé depuis si longtemps. Il a fallu attendre que les caisses soient vides pour que le système se réforme et ne rembourse pas tout médicament. Si la protection sociale fut à l'ère du machinisme une nécessité pour soigner les gens des campagnes venus dans les villes au plus près des usines fin XIXèsiècle, ne fut elle pas le creuset de nos déficits économiques ?  Et voilà que tout d'un coup...les consommateurs sont aptes à se soigner tout seuls, sans  assurer la sacro-sainte  protection sociale vestige du machinisme, victime de l'emballement.


Je vous annonce la mort de la "Protection Sociale" (1890 - 2008), symbole du droit aux soins pour tous, une partie laissée à l'assurance sociale, l'autre à des assurances ou ressources privées. Il faudra déterminer ce qui sera déremboursé et ce qui ne le sera pas. 

Après le "malade imaginaire de Molière", je vous fais part de la naissance du "malade responsable", innovation à suivre de près. 


Texte M@rie.



 

 

par Photo M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient
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Vendredi 15 février 2008

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Intéressant pour aborder le vieillissement des personnes âgées et pouvoir les accompagner en connaissance de cause.

par Photo M@rie publié dans : Santé - Médecine - Patient
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