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A lire "La Dépêche du Midi "du vendredi 21 juillet 2006, "680 blocs fermés lundi. Selon certains syndicats des médecins libéraux, quelques 680 blocs opératoires, soit plus des deux tiers des blocs des cliniques privées françaises, seront fermés à partir de lundi en raison d’une grève des anesthésistes, chirurgiens et obstétriciens. Les femmes enceintes sont priées de vérifier ce qu’il en est dans leur maternité" . La même page consacrée à la canicule qui sévit et aux services d’urgence rapporte des propos du Ministre de la Santé et titre "Bertrand : "Nous avons besoin de rester totalement mobilisés". Où vont aller accoucher les futures mamans, avec quel obstétricien, quelle sage femme, quelle sécurité, quel dossier ? Elles sont "priées" de vérifier dans leur maternité (sic). Les cliniques se mettent en grève et les accouchements risquent de ne plus être assurés au sein des établissements dans lesquelles les grossesses ont été suivies. La canicule est à son maximum, co-facteur de risque important. Les urgences obstétricales publiques pourront-elles faire face à cette affluence non régulée, en période de restriction en personnel, fermeture de lits, et de congés.
La judiciarisation exponentielle et les encours de responsabilité de plus en plus recherchés, la majoration des primes d’assurance de ce secteur, le recul du nombre de spécialisations en obstétrique ont raison des meilleures intentions. Cette dérive de la profession sinistrée est prévisible mais n’en n’est pas pour autant acceptable pour les assurés. Le désengagement des assurances dans le système de santé actuel n’est pas une surprise non plus. Secteur à haut risque, le secteur obstétrical se meurt. Jugez en par les montants appelés : ce sont 20.000 euros par an de prime assurance à la charge d’un gynécologue-obstéricien en établissement privé et 800 euros par an pour un gynécologue installé en libéral. Les discours passent, les chiffres parlent.
En attendant, la canicule sévit, la vie continue. Les bébés sont programmés selon une loi naturelle qui ne peut en rien être impactée par les aléas de la politique de santé en place. Les bébés sont aux portes de la société. Celle-ci leur doit une venue au monde digne de ce nom, en toute sécurité. Ils font notre joie. Ils sont l’avenir de la France, et entre autre, nos futures retraites.
Mon petit fils, Paul, devra donc naître dans les choux...
Choux, cailloux, joujoux, hiboux...cigognes au travail.
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